Critiques Face aux démons

2 nouvelles critiques sont parues ces jours derniers sur Face aux Démons.

Lecteurs, je vous invite et encourage à laisser les votre en commentaire.

1) Critique de Bélier sur son blog : Cette (excellente critique a malheureusement disparu avec le blog qui la contenait). La voilà néanmoins :

Cartes sur table : Etienne est un ami, et j’ai bêta-lu son livre. Comme critique, je ne suis pas le plus objectif. Mais je ne l’ai pas bêta-lu pour lui faire plaisir, pas plus que je n’écris cette critique par complaisance. J’ai découvert Face aux Démons bien avant le public, et dès le début, j’ai été fasciné et absorbé par ce livre.

Difficile d’imaginer plus original qu’une utopie, en ce moment. Les auteurs semblent chercher des nuances de plus en plus sombres de fantasy, des anti-héros de plus en plus connards et brutaux, et on annonce la fin du monde pour vendredi en huit. Alors quand Etienne nous propose un monde où les choses vont plutôt en s’arrangeant, où les forces du Bien l’emportent progressivement, je salue au moins son originalité.

Sauf que, il faudrait voir ce que c’est, le Bien, au juste. La plupart du temps, on reconnaît le Bien à ses postures moralisatrices, à son bon droit et à ses armures brillantes. Le protagoniste est le gentil parce que, eh bien, surtout parce que l’auteur prend son parti, honnêtement. Dans Face aux Démons, il n’est pas question de se trouver un prétexte pour se lancer dans une quête épique ou une guerre sainte. Peu importe de remporter des batailles épiques, de terrasser des démons et des sangrelins, de punir des seigneurs de guerre. Tout ça ne suffit pas à justifier une violence que les Edrulains, les « gentils » de l’histoire, utilisent avec parcimonie (et beaucoup moins que la bonne vieille politique). Ce qui est en jeu, c’est simplement de pouvoir vivre en paix, libres et heureux.

Bisounours est le mot qu’Etienne revendique lui-même. Ou parfois « Baisounours », parce que les Edrulains et toute Libreterre ont des mœurs qui font la part belle à la jouissance de la vie sous toutes ses formes. Le héros, Fronin de Lyr, fait figure d’exception et même d’anomalie : élevé en-dehors de Libreterre, il a du mal à adapter ses préjugés monogames à une société beaucoup plus permissive que lui. Je vous laisse découvrir vous-mêmes à quoi ressemble une société « baisounours », si ça vous intéresse.

En tout cas, puisque les baisounours ne favorisent pas la violence, ils règlent leurs conflits (et interviennent dans ceux des autres) par la manipulation, la ruse, le subterfuge et le stratagème, autrement dit : la politique. Un art injustement décrié, souvent considéré comme un mal à part entière. Or, trancher les problèmes à l’épée bâtarde, c’est bien beau tant que l’auteur est du côté du « gentil », mais soyons sérieux une seconde : les prophéties qui transforment un personnage en héros, en sauveur du monde, les pouvoirs divins accordés par des puissances bienveillantes pour que la justice triomphe, ça n’existe pas. Sauf dans les clichés de la mauvaise fantasy. A un certain niveau, nous en sommes conscients : il vaut bien mieux discuter, négocier et trouver un moyen de vivre ensemble entre gens civilisés que de se pourrir la gueule. Alors pourquoi ne pas mettre un peu de bon sens dans la fantasy, pour une fois ?

Cela dit, même (surtout ?) chez les baisounours, la politique, c’est du robuste. Pacifique, ça ne veut pas dire inoffensif, et les Edrulains maîtrisent l’art d’obtenir des résultats sans hématomes. Je vous laisse apprécier. De plus, les Edrulains sont dans l’ensemble des gens corrects, mais ils ont leur part de connards, inévitablement, et c’est justement de l’un d’eux que viendront les pires problèmes. « Face aux Démons », ça veut dire qu’il faut tourner le dos à ses alliés aussi ; et la politique c’est aussi vicieux qu’une épée tournée dans les tripes.

Alors qu’est-ce que c’est que ce livre ? Juste des manipulations politiques entre pacifistes ? Bon, en fait, non. Ces pacifistes savent aussi livrer bataille quand c’est nécessaire (si vis pacem…), et il y a des fois où négocier n’est pas une option. Donc vous aurez droit à quelques batailles épiques quand mêmes, et des sauvetages héroïques, et des morts. Et des dragons. On reste en fantasy.

Mais une fantasy différente, audacieuse, mature. Une fantasy lumineuse et positive. Essayez, lisez « Face aux Démons ». Il est bien.

2) Une critique pleine de fraîcheur de Liane Silwen, une jeune lectrice. Attention, il y a quelques spoilers.

3) Une critique par le sieur Acritarche dans les commentaires de la page qui m’est consacrée sur le site AdopteunAuteur. Ce site ayant disparu dans les limbes de l’internet, je me permets de la reproduire ci-dessous :

Face aux démons est un très bon roman de fantasy. l’auteur y tient vraiment ses promesses : celles de vous emmener dans un univers optimiste et de vous y faire vivre des Aventures.
Les changements incessants de narrateurs m’ont un peu dérouté au début, puis je m’y suis fait et j’ai apprécié pleinement la diversité des points de vue ainsi exprimés qui permet de saisir toute l’ampleur et les nuances non manichéennes des Folandes.
Enfin, et n’est-ce pas le plus important, l’ouvrage est truffé de personnages intéressants et, pour la plupart, attachants et qui nous prennent par la main pour une lecture des plus agréables.

4) Une chronique enthousiaste d’une (autre) jeune lectrice, Livresse, où le roman reçoit un coup de coeur ! Il est très plaisant pour l’auteur de voir que la lectrice a parfaitement interprété mes intentions.

5) Une autre critique enthousiaste (puisqu’on vous dit que c’est bien) par la Lecturienne

6) Sans oublier la première, par Léa Silva (alias Swald), parue sur le forum Cocyclics. Ce forum nécessitant de créer un compte pour se connecter, je me permets de reproduire sa critique ci-dessous :

 

A lire absolument si on aime :

  • La romance sur fond de conflit latent et de complots
  • La fantasy lumineuse
  • Les narrateurs multiples qui se succèdent
  • Les backgrounds fouillés

A éviter si on cherche :

  • Une opposition manichéenne entre le groupe des méchants et celui des gentils
  • Un enchaînement rythmé d’actions qui ne laisse pas le temps à l’introspection des personnages

L’avis du critique : 

Une multitude de personnages dans ce roman, mais dont deux se montrent particulièrement attachants. Le premier, Fronin, est un jeune guérisseur coopté dans la Confrérie des Edrulains. La seconde, Néalanne, est une magicienne qui a sacrifié ses pouvoirs pour lui venir en aide.
J’ai apprécié d’assister au cheminement de ces deux personnages vers l’acceptation de leurs sentiments. J’ai aussi apprécié, une fois ces sentiments acceptés par les deux protagonistes, que ceux-ci ne soient pas au bout de leurs peines.

Par ailleurs, le monde développé par Étienne Bar est riche et construit.
Mention spéciale, pour ma part, à l’île des Folandes nommée Libreterre. J’aime beaucoup cette île où vivent les Edrulains, utopique par certains aspects, mais présentée sans un angélisme qui dénaturerait tout ce qu’elle porte de générosité. Elle vaut le détour…

Sinon, je laisserai aux amateurs et aux amatrices de dragons parler de l’incomparable Volfeu…

Le petit plus du livre :
Un roman qui avait été écrit au cours d’un challenge premier jet et qui a été béta-lu en off par des grenouilles (note : surnom donné aux membres du forum Coyclics).

7) La longue chronique (qui porte aussi sur la Ballade de Fronin) d’une éditrice québécoise, Jeanne Corvellec, des éditions Laska.  Et oui, ce livre plait aussi aux pros !

Une réflexion au sujet de « Critiques Face aux démons »

  1. Sylvain

    Bonjour à tous !

    Ne cachons rien, Etienne est un ami donc certains pourront juger ma critique subjective mais il me semble que quelque soit le contexte, dire la vérité est la meilleure preuve d’amitié.

    De la tour des Mages jusqu’à la petite cabane, je suis resté accroché à ces pages. Je ne dis pas que le livre est parfait, il y a bien quelques ralentissements de l’histoire, quelques passages moins appréciés. Il y a même un passage où deux ou je me suis clairement ennuyé. Mais l’histoire reste cohérente et la description de cet univers est bien faite. N’ayant pas lu le premier opus (fouette moi Étienne), il a fallu que je m’approprie ce monde, ses êtres et sa nature.

    C’est là d’ailleurs un point à éclaircir. Ce monde est interessant, il est simple à la surface (Les verrougues sont les méchants) mais on trouve dans les lignes une bien meilleure complexité, qui fait naitre dans la lecture l’envie d’en savoir plus et j’espère franchement qu’on aura un troisième opus axé sur la partie politique et diplomatique.

    Si je dois retenir un passage, ce fut le jugement : le meilleur et le pire moment aussi, car ma nuit de sommeil fut écourtée, mon coeur me disant qu’on ne peut pas refermer un livre à tel moment. L’écriture de ce passage m’a fortement marqué car on y retrouve toute la complexité de ce monde et une montée en pression très bien écrite.

    Je lis beaucoup de livres ou de saga héroic fantasy et au final avec le temps, il en reste peu ancrés dans la mémoire. Il y en a même qu’on ne finit pas, trop vu et revu, trop mal écrit… Par exemple, je n’aime pas « le trône de fer ».
    Il y a aussi ceux qui nous ont marqué par leur histoire, leur originalité ou leur simplicité, et ce livre en fait partie. J’ai lu ce nouvel opus des aventures de Fronin à sa sortie et il a laissé dans mon esprit un doux moment de plaisir.. Que demander de plus?

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